Désamiantage : un métier sous haute surveillance

En 2010 le Groupe Ducamp déploie son activité de Désamiantage chez DUCAM et SNAM

Depuis l’interdiction de l’amiante et l’entrée en vigueur des directives de l’ État en matière d’élimination de l’amiante, il y a treize ans, la demande reste forte et le marché du désamiantage connaît un développement significatif et ne faiblit pas.

Ce métier maintenant bien maîtrisé par VIDAM, qui intervient dans ce domaine depuis 1997, exige une rigueur d’intervention peu commune pour préserver la santé des collaborateurs là où le danger est permanent et sournois. Nos collaborateurs y intervenant sont des experts qui travaillent dans des milieux souvent hostiles. C’est pourquoi la rigueur dans la  préparation des plans de retraits et leur stricte mise en application permettent la réalisation de chantiers exemplaires, pour le compte de nos clients et prescripteurs, en toute sécurité.

C’est dans ce contexte qu’en 2010, le Groupe DUCAMP déploie cette activité chez DUCAM à Saint Quentin et SNAM à Niort. Focus sur une activité sous haute surveillance.

Utilisé très tôt dans l’industrie et le BTP:

L’amiante est devenu populaire parmi les industriels à la fin du XIXe siècle en raison de sa résistance à la chaleur, aux agressions électriques et chimiques, son pouvoir absorbant et sa résistance à la tension. Elle est alors utilisée pour l’isolation, les joints ou encore les garnitures de friction (embrayage et plaquette de frein). Le coût faible de production (environ 5 fois moindre que les fibres minérales artificielles) font que ce matériau a aussi été fortement utilisé, notamment dans le BTP entre 1960 et 1980. L’application la plus répandue est l’amiante-ciment, qui représente 90 % de l’utilisation de l’amiante, produit très utilisé dans le secteur du bâtiment  jusqu’à fin 1996.

Dans les années 1980 et 1990, l’utilisation de l’amiante a été interdite dans de nombreux pays.

L’usage de l’amiante est interdit en France depuis 1997(décret n o 96-1133 du 24 décembre 1996).

L’amiante est aujourd’hui toujours présent dans les bâtiments construits avant cette date. Des dizaines de millions de mètres carrés de matériaux amiantés sont encore en place:

- des plaques ondulées,
- des conduites ou canalisations en amiante-ciment,

- des dalles ou revêtements de sols en matière plastique,
- des faux-plafonds,
- des mortiers, colles, enduits, mastics, joints, peintures, bitumes,
- des calorifugeages et flocages à base d’amiante qui servaient aussi à isoler des gaines, conduits, canalisations, plafonds, …

L’élimination de l’amiante sous toutes ses formes sur les sites industriels est réglementée et doit être opérée selon les procédés sécurisés et adaptés.

Une législation draconienne encadre ce marché. Depuis 1996, une certification auprès de l’Afnor, Afaq ou Qualibat est obligatoire pour les entreprises opérant le désamiantage.

Le 1er mars 2008, la législation sur l’amiante s’est durcie avec l’obligation pour les entreprises de détenir une certification de qualification pour retirer l’amiante non friable à risques particuliers. (voir notre article “certification 1512″)

Une définition ‘historique’ codifiée en 2008.
Introduite en 1996, la notion de ‘friable’ et de ‘non friable’ a permis, dans une situation de crise médiatique, de qualifier les différents types d’amiante et les dangers inhérents. La définition correspondante est désormais codifiée dans l’article R4412-96 du nouveau Code du Travail :

« On entend par matériau friable contenant de l’amiante tout matériau susceptible d’émettre des fibres sous l’effet de chocs, de vibrations ou de mouvements d’air. On entend par matériaux non friables contenant de l’amiante les matériaux contenant de l’amiante autres que mentionnés au premier alinéa ». Une précision sur les matériaux friables à risques particuliers est donnée par l’arrêté du 22 février 2007, appelé par le code du travail.

Trois réglementations régissent cette activité:

Parmi elles, la protection de la population face aux dangers de l’amiante et qui dépend du code de la santé publique. Il y a aussi la réglementation relative à la protection des travailleurs contre les risques d’inhalation de fibres d’amiante et définie par le code du travail. Il faut savoir aussi que nous exerçons la seule profession du bâtiment qui nécessite un certificat de qualification, certificat qui doit être maintenu chaque année par l’intermédiaire d’un audit. Enfin, dernière réglementation, la filière qui concerne les déchets dangereux. Elle dépend du code de l’environnement et régit le conditionnement et le transport des déchets amiantés.

Les entreprises de désamiantage & la sécurité des opérateurs :

Les opérateurs doivent êtres habilités pour intervenir en zone amiantée . Ils sont équipés d’une tenue spécifique et d’un masque leur assurant une alimentation en air sain. Les relevés de présence des opérateurs en zone amiantée sont envoyés régulièrement aux services de médecine du travail. De plus, les visites médicales sont plus fréquentes que pour d’autres salariés. Le personnel doit être obligatoirement titulaire d’un CDI et d’une formation spécifique ‘amiante’ et une aptitude médicale autorisant le port du masque. Doit également posséder les différents types de formation : SST, CACES, habilitation électrique, échafaudage,…
Les entreprises de désamiantage doivent être agréées pour exercer et doivent justifier d’un « certificat de qualification amiante ».

En Savoir +…


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